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Une protection efficace contre les cambriolages

Cambrioleur qui tente d'entrer par la fenêtre Cambrioleur qui tente d'entrer par la fenêtre

Vous avez entendu des rumeurs de cambriolages dans le voisinage et craignez de subir la même chose ? Vous avez vous-même dû faire face à une effraction il y a peu et vous souhaitez éviter que cela se reproduise ? Si l’on pense principalement aux portes blindées et aux nouvelles serrures, on oublie généralement de sécuriser ses fenêtres.

 

Pourtant, il s’agit du deuxième point d’entrée de votre maison et demande à cet égard une attention toute particulière. Près de 40% des voleurs ont en effet tendance à passer par ce biais. Il convient donc de choisir soigneusement des vitrages solides qui retarderont au maximum les intrusions afin de les décourager.

 

Le choix du bon produit

Chaque type de verre dispose de ses propres caractéristiques. Ainsi, si le double et le triple vitrage sont parfaits pour bien isoler une habitation, c’est le vitrage de sécurité qu’il vous faut afin de protéger votre maison. Aussi appelé feuilleté, celui-ci se compose d’au moins deux vitres entre lesquelles s’intercalent des films en PVB, ou polyvinyle butyral. C’est ce polymère transparent qui retient les bris de verre lorsque quelqu’un assène un coup violent contre votre fenêtre.
 

Autre solution, le verre trempé est non-transperçable, même à l’aide d’une visseuse ou perceuse. Ces vitres ont en effet subi un traitement thermique, qui consiste à le chauffer à 600°C et à la refroidir immédiatement, ou chimique, en le chauffant à environ 400°C avant de le plonger dans une solution saline. Ce procédé préalable leur confère une solidité incomparable, mais les rend également impossibles à retravailler par la suite. Par conséquent, ils sont directement fondus et façonnés à la bonne forme en atelier.
 

Il vous faudra compter entre 110 et 250 € pour une vitre feuilletée de taille standard et entre 150 et 400€ pour du verre trempé, ce à quoi il faudra encore ajouter le prix de la main-d’oeuvre qui peut facilement monter jusqu’à 500 € par intervention. Sachez enfin que ce type de vitrage est assez lourd et qu’il demande donc impérativement des châssis assez solides pour les supporter. Si vous n’en disposez pas encore, il faudra donc ajouter ces travaux à votre budget.
 

Des classifications pour vous aider

Afin d’aider les consommateurs à s’y retrouver, l’Union européenne a instauré la norme EN 356 qui est subdivisée en plusieurs classes. Chaque produit est testé en laboratoire pour constater sa résistance à la casse. Dans le premier cas, on laisse tomber des balles de 4 kg depuis une hauteur, de plus en plus grande. À la suite de ceux-ci, les matériaux sont notés de P1A à P5A, la première étant la moins solide (transpercée au bout de 3 impacts depuis 1,5 m de haut) et la dernière la plus forte (brisée après 9 chutes depuis une hauteur de 9m).
 

En second lieu, les classes P6B à P8B sont conçues pour résister aux objets contondants, ce qui indique une forte solidité contre les coups de hache et de batte, notamment. La première résiste jusqu’à 30 coups frappés au même endroit tandis que la dernière peut endurer jusqu’à 70 coups. Ainsi, les verres antieffraction, y compris ceux de première catégorie, font grimper la durée d’une tentative d’intrusion à 6 minutes, contre 30 secondes pour du vitrage simple.
 

Si vous possédez un commerce à risque, il est également possible d’opter pour des gammes au-dessus : la norme EN 1063 pour les vitrages anti-balles. Chaque catégorie indique la résistance à différents types d’armes à feu, allant du fusil de chasse (notée SG1 ou 2) à la carabine (entre BR5 et 7) en passant par le magnum (BR2 à 4). À nouveau, ces produits sont soumis à des essais en laboratoire qui consistent en une série de 3 tirs au centre du carreau depuis une distance comprise entre 5 et 10m.